Un nouveau métier à inventer : Le dépot-vente 3.0 irrésistible

C’est suite à une passionnante discussion business avec la gérante d’une enseigne de dépot-vente (trocante, Cash Converters, EasyCash, etc.) que je me suis rendu compte qu’on n’avait pas créé le métier le plus utile du moment.

Le monde se divise en deux. Ceux qui savent vendre leurs trucs sur internet et les autres. Pour les autres, ce sont les dépot-ventes qui se chargent de ça, prenant une com substantielle au passage, mais mettant leurs locaux au service de l’exposition des produits.

Mais voila, leur temps est compté, car rien n’empêche Internet de faciliter les ventes et de permettre à tout un chacun de se faire au black son petit business de revente de trucs inutiles.

Hormis le fait que ça abime plusieurs marchés, à commencer par celui du neuf qui comptait, face à un marché fermé, sur l’isolement des clients pour vendre plus de neuf, ou encore celui des pros de la revente, il y a quand même un vide qui ne dit pas son nom. Le monde que tout le monde redoute est déjà là, et personne ne fait faire la transition à ceux qui y sont trop refractaires. Il y a donc du fric à se faire à cet endroit.

Le hub n’est pas qu’un métier. Il est tout un service qui peut se créer en réaction au marché en ligne, en en reprenant ses codes et en en dégageant un gros avantage à ceux qui aiment interagir avec l’humain ou tater le produit avant achat.

On peut le décomposer en 5 grands services distincts.

1 : Un professionnel de la vente en ligne à votre service

Un vendeur évalue avec vous, selon les codes des dépots-ventes, la valeur d’achat de votre produit. Une fois mis d’accord sur le tarif, ils vont le vendre pour vous par plusieurs canaux. D’abord, dans la boutique même, s’ils pensent que cela correspond au marché local, et sinon, sur les innombrables canaux de vente en ligne pour en tirer le meilleur prix.

Marketplace, Rakuten, leboncoin, etc. Ils se chargent de récupérer l’argent, faire la livraison et vous donner votre part. On peut même envisager les ventes aux enchères officielles ou les marchés aux puces ! Ce sont des pros de la vente, et vous avez fixé un prix plancher que vous toucherez, au minimum, une fois l’appareil vendu. C’est leur engagement.

C’est donc la même chose qu’avant, mais en version active, voire très active.

 

2 : Une boutique dépot-vente aux produits très selectionnés

La boutique en dur est une vitrine du savoir-faire des vendeurs, donc dans celle-ci, vous trouvez à bon prix que des produits d’occasion en excellent état. La sélection y est qualitative également, et vous pouvez parcourir leur site internet d’annonce pour réserver en click&collect les produits que vous recherchez et qu’ils exposent. Ils peuvent aussi “mettre en avant”, moyennant frais, certains de vos produits dans la boutique même. Bref, c’est une boutique en dur mais avec des règles e-commerce.

 

3 : Des chasseurs à votre service

Si vous cherchez quelque chose en particulier, placez une alerte sur leur site dans votre wishlist et eux se chargent de vous proposer, quand ils croisent ce produit, un achat possible.

Mais bien sur, ce sont des pros, donc payez une avance et ils vous le trouveront, ou qu’il soit, ce produit introuvable ailleurs !

 

4 : Et pourquoi pas de la location ? Le modèle économique à saisir maintenant

En continuant à s’inspirer du net, voici un autre service que ces nouveaux dépot-ventes peuvent proposer. La location au point.

Comme ils ont accès à beaucoup de choses, ils peuvent proposer à leur client, plutôt que de le racheter, ou de le mettre en dépot-vente, de le louer.

Chaque client peut louer au max 10 objets, et touchera 50 % de la location.

Pour le loueur, il dépose une caution et paye chaque mois des points à dépenser.

Par exemple 5 points pour 10 €. La boutique propose ainsi de louer au lieu d’acheter. 

La TV écran plat d’occasion ? C’est 8 points par mois. Le jeu vidéo récent ? 2 points. La console ? 5 points. Le mixeur ? 1 point. La vaisselle ? 1 point. Etc. Guitare, ordi portable, ce que vous voulez.

Pour le client, il place dans le dépot-vente les produits qui lui semblent les meilleurs pour la location. C’est facile, garanti, et en bout de course, on vendra son appareil à moitié prix et il aura gagné sans doute plus qu’il ne l’a payé. 

Les amateurs de jeux vidéos se paieront les derniers jeux hors de prix pour gagner de l’argent dessus après les avoir terminés.

Rien n’empêche de proposer, au lieu de cash, de gagner d’autres points quand on a des objets en location. Tous les modèles sont possibles.

Le temps des jeux sur CD sont limités. Les prochaines consoles arrivent sans lecteur. On peut donc faire fructifier tout un parc massivement par ce process et permettant aux gens de ne pas acheter mais de louer et rendre. 

Avec Apple Arcade, Stadia ou le PS Now qui proposent la même chose, finalement, les gens comprendront tout de suite le modèle économique à suivre.

 

5 : Une boutique Hub numérique pour ceux qui ne savent pas faire avec Internet

Cette boutique pourrait offrir des formations de vente, des ateliers découvertes de l’informatique, sans difficulté, puisqu’elle a tout l’équipement déjà là en dépôt vente. Elle a juste à les louer.

Elle est surtout un lieu humain d’echange pour celles et ceux, réfractaires aux colis, paiements en ligne, procédure d’inscription sur les sites, conditions de validation des envois, qui ont, comme tout le monde, beaucoup de choses à vendre chez eux.

Bien sur, les dépot-ventes d’aujourd’hui sont sur Internet en plus de leurs locaux. Ils se voient mourir, en coupant de plus en plus de boutiques de leur réseau et ne se questionnent pas sur ce qu’internet peut en réalité faire pour eux. Ils le voient comme un concurrent déloyal, sans plus. Alors qu’au contraire, c’est un incroyable terrain de jeu, où les modèles gagnants sont déjà testés en ligne depuis des années, et n’existent simplement pas dans la vie réelle.

 

Imaginez

Imaginez : Vous faites un grand carton de choses à vendre et vous allez au magasin. Vous demandez une partie en cash, et en déposez une autre, plus chère, à la vente, pour en tirer plus. Enfin, vous sortez une console de jeu que vos enfants n’utilisent plus, et vous la mettez en location. Sur votre appli, vous avez un crédit de poit, qui s’ajoute à ceux que vous payez automatiquement chaque mois et qui s’accumulent sur votre compte. C’est bientôt la période du football et à la maison, il n’y a que des fans. Vous prenez la grosse TV OLED écran plat pour un mois, pour 30 points. C’est ce que vous avez gagné en louant votre guitare de collection que vous n’utilisiez plus et ne voulez pas vendre.

Ah oui, il y a aussi ce clavier numérique que vous aimeriez acheter pour remplacer le vôtre un peu vieillissant. Ça vaut 250 € normalement, vous en donnez 100 € s’ils le trouvent pour vous.
C’est dans votre wishlist. Vous aurez de leurs nouvelles d’ici une semaine avec un résumé du marché de l’occasion pour ce produit.

 

En bonus

Et le plus beau, c’est que, comme c’est une chaine de dépot-vente qui gère cela, vous pouvez aller dans n’importe quelle boutique dépenser vos points ou mettre un produit en location. C’est votre appli qui vous dit comment les choses avancent et combien de fois vos produits ont été loué, mais aussi ce que vous même avez loué et quand les rendre (envoi postal possible pris en charge par l’enseigne). Vous recevez également des alertes quand vos produits sont vendus. Tellement cool quand vous êtes en vacance et avez besoin d’un truc juste pour quelques jours !

C’est marrant, c’est comme internet ! Mais avec des hommes qui s’occupent de tout ce qui est compliqué. That’s it. Le Commerce 3.0.

Idée libre de droit.

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