The sunset limited : Pièce de théâtre en film, existentialisme passionné

The Sunset Limited

Deux personnages seulement, cloîtrés dans un appartement insalubre, parlent. L’un, athée, veut mourir sous les roues du train le Sunset Limited. L’autre, croyant, l’a sauvé et tente de le raisonner. S’en suit une conversation philosophique et religieuse, à bâton rompu, sur le sens de la vie. Tommy Lee Jones est black, Samuel L. Jackson, white.


Le débat est intense, et pour peu que vous ayez déjà traversé des périodes sombres, assez familier.
Il est aussi meta. Tout fait élément au discours, de la vue de la fenêtre au goût du repas, de l’agencement des toilettes aux voisins bruyants.
Ce débat est en lui même une métaphore de nos conflits intérieurs. L’objet filmique devient un argument de plus ou de moins en fonction de notre camp.
En fait, ce film est une œuvre d’art à part entière, où le mur qui sépare l’image de nous tremble et menace de s’effondrer au fil du récit.
Il se fissure parfois, et finit par exploser, nous exposant très intimement’ au récit. La fin ouvre la porte à nos peurs et nous force à leur répondre.
Une fois le film passé, reste finalement la seule question : Qui, de black ou de white, dirige en cet instant ma vie…

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