Sherlock Holmes, Crimes and Punishment : La belle histoire

Sherlock Holmes, crime et chatiment

Fan du détéctive, dont les 54 nouvelles et 3 romans ont régalés mon enfance, je lorgne depuis longtemps sur ce jeu sorti en 2014.

Aujourd’hui trouvable à pas loin de 10€ (PS Store pour moi), il arrive sur ma console, et en un mot, je l’ai dévoré.
Ce jeu vous propose 6 aventures inédites et créées pour l’occasion. Un jeu d’enquête, posé, où rassembler les indices et tirer ses conclusions rappelle les Ace Attorney et consorts.

Au tableau de ses défauts, on notera un gameplay assez pauvre, fait de murs invisibles, d’items cliquables, de déplacements approximatifs. Cela rebutera certainement les passionnés de FPS léchés et nerveux. Ici, on marche ou on court doucement. On réfléchit, on prend son temps. Il n’y a pas d’urgence.
Ce qui m’a plu ici, outre la beauté des décors qui, fidèlement à l’histoire, nous restitue une ambiance authentique de la fin du XIXe siècle à Londres, c’est indéniablement l’écriture du jeu, donc gameplay général, qui a pris mon coeur. Enqueter, rassembler les preuves, certes, mais devoir réexaminer les documents amassés pour trouver l’indice qui fait pencher la balance, c’est carréemnt bon pour les cerveaux claque-sucres comme le mien.

On doit trancher, on peut se tromper, le jeu ne nous indique en rien qu’on est dans le vrai avant de valider. On a un graphique des indices et conclusions qui nous permet de mettre à plat notre progression. On doit juger, et avant cela comprendre. Comprendre comment une arme de crime a pu disparaitre de la scène de meurtre, ou un train entier, passager compris en plein brouillard, comment un criminel peut s’évaporer, à la vue de tous dans une ruelle étroite, comment un harpon s’est retrouvé dans le buste de quelqu’un en plein Londres, comment la mort a frappé un botaniste sans que quiconque ne l’approche ou pourquoi un gang de voleur a pu tuer un homme riche chez lui sans rien lui dérober.
Les aventures sont à la hauteur de l’oeuvre originale, le matériau est respecté, de la géographie aux personnages, de l’humour à l’accent british exquis (sous-titré FR).

Le fait de jouer Holmes est jouissif, car les lecteurs n’ont jamais pu accéder à ce qu’il pensait et nous voila à diriger sa reflexion. Les indices et pistes sont suffisamment bon pour qu’on ne se demande pas ce que le programmeur attend de nous, mais bien ce qu’il faudrait qu’on fasse et qui interroger pour en savoir plus et progresser vers une conclusion. On applique les methodes de Holmes avec bonheur.

C’est parfaitement agencé, articulé, cela laisse à peu près libre la pensée du joueur. Et là dedans, des choix moraux complexes, dont la décision pèse son poid sur notre conscience, parfois.

J’ai presque tout résolu correctement (un bouton permet de vérifier nos choix une fois validés, si on le souhaite), mais une enquête m’a échappée. Je vous jure que j’y pense en boucle pour me demander ce que je n’ai pas vu.

Bref, un jeu captivant, où chaque enquête fait plusieurs heures, où on ne vous prend pas pour des poires et on sait vous rendre curieux.

Un regret que j’ose à peine formuler : Peut-être le jeu craint-il trop que l’on s’égare et nous ramène parfois sur le bon chemin par des demandes directes. Logique, mais un peu dommage. Me perdre dans ce jeu, je n’espèrais pas mieux ^^

Merci de me donner votre appréciation
[Total: 0 moyenne : 0]
Spread the love
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Your email address will not be published.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.