Halo 4 sur XBOX 360 : Ne renie pas ton héritage, au risque de te perdre

Halo 4

J’avais joué au premier Halo et, par la suite, malgré le fait que ce premier opus m’ait beaucoup plu, je n’y suis pas retourné.

De loin j’ai entendu les rumeurs de la foule scandant le nom de la licence prophétique et de son Spartan Master Chief indestructible. C’est avec plaisir donc que j’ai testé ce jeu pour en donner mon avis.
Les avis, vous savez, ça dépend beaucoup des choses qu’on a vécues avant, des jeux qu’on a faits, des livres qui nous ont plu, des films qu’on a surkiffé. Bref, mon avis est très personnel, et je vous invite à mettre le vôtre, tout aussi unique et intéressant, dans les commentaires.
Halo 4 sent le renfermé. Oui, je sais, ça cogne dur direct. Mais c’est pas gratuit non plus. Le changement de studio de développement y est pour beaucoup. Les petits jeunes qui ont repris le flambeau n’ont pas voulu se faire dézinguer par les fans, et on les comprend. Mais ce qui était valable en 2001 (eh oui, déjà 12 ans) ne l’est plus aujourd’hui. On ne peut pas se contenter de faire juste plus beau pour impressionner les foules. Même si pour le coup et aux vues des critiques, les foules sont impressionnées…
Oui, il est beau ! Très beau même, mais j’ai connu mieux. La végétation de Dead Island et ses plages de sable fin rivalisent sans difficulté avec les décors extérieurs de Halo. Le hit propose néanmoins une multitude de décors superbes, mais ma claustrophobie me reprend après quelques heures dans des hangars, des couloirs, des bases interminables, et trop peu de soleil et de vent dans mes cheveux. Bref, je ne suis pas vraiment conquis par les espaces traversés, même si, indéniablement, c’est beau, je le redis.
La jouabilité est une référence absolue dans le domaine. On maîtrise notre Spartan au doigt et à l’oeil, on change d’armes comme de chemise, on flingue avec beaucoup de précision, et les armes sont à la hauteur, offrant leur lot d’avantages et d’inconvénients, nous obligeant à élaborer des stratégies d’attaques en fonction de ce qui est disponible.
Le manque de profusion de munitions, en mode normal pourtant, est aussi très bienvenu. Ça crée une tension et un stress, ainsi que quelques actes héroïques pour choper un mauvais flingue sur un champ de bataille à feu et à sang. Excellent !
Le scénario est moisi. Bon, j’exagère. Disons qu’il tient sur un mouchoir de poche et qu’on va mettre 8 heures à faire un truc qui en aurait pris 2 dans le premier opus. Tout est en doublon et à rallonge et ça, ça m’agace beaucoup. Pour communiquer, il faut désactiver deux antennes, pour activer un bouclier, deux interrupteurs, et bien sûr, le tout est éloigné de 15 km. Ça rajoute de l’action, mais pas de contenu. Et l’histoire n’avance pas. C’est interminable ! Même si je l’ai quand même terminé… Et il faut dire que l’histoire, même si elle tient sur une boîte d’allumettes, est quand même très intéressante. Save the cheerleader, save the world !
Le déroulement du jeu est une ligne droite. En 2012, tous les développeurs parient sur la sacro-sainte liberté d’action du joueur. Ici, pas d’itinéraire furtif, pas de lieux à explorer, pas de bonus cachés (ou alors je ne les ai pas trouvés), bref, de la ligne droite. Une petite flèche vous indique le prochain objectif, ou pour plus d’ambiance, s’arrête de vous l’indiquer quand vous arrivez dans un hangar, et démerdez-vous. Ça rajoute du temps de jeu, mais toujours pas de contenu.
Les véhicules sont merveilleux. Ça va du petit warthog jusqu’à un machin tellement géant qu’il faut un jetpack pour y grimper. Ça se contrôle comme une fleur, c’est précis et toujours autant jouissif. Tiens, y a des mécas aussi maintenant !
Les ennemis ont une bonne IA. Ils restent à distance quand vous commencez à Sniper mais foncent au corps à corps parfois quand vous n’avez plus d’armes. Par contre, j’ai trouvé nul qu’il n’y en ait que 8 types différents. Une nouvelle race, ok, mais que 5 nouveaux ennemis ? C’est un peu lassant à force, on connaît leur comportement par coeur au bout du compte !
Le jeu est trop gentil aussi ! On vous dit «tout va exploser dans deux minutes si vous n’atteignez pas l’interrupteur !» – que j’ai atteint 20 minutes pus tard, sans soucis. Y a pas besoin de stresser dans ce jeu, si vous échouez sur une mission, c’était prévu par les scénaristes, vous n’auriez rien pu y faire au final. Pas vraiment 2013 non plus, ça. Pas d’enjeu, pas de risque, et pas de risque, pas de plaisir…
Bon, j’ai pas spoilé parce que je sais que certains d’entre vous vont crever d’envie d’aller buter de l’alien, et si vous aimez l’action pure et dure, et que vous n’en avez rien à fiche du scénario, ce jeu est un hit absolu. Mais si comme moi vous aimez la liberté de choisir sa route, les quêtes secondaires, le custom des armes, les bonus pour headshot et ce genre de truc, Halo 4 va être une vraie douche froide. Vous voilà prévenus, les amis !
Et sinon, vous qui y avez aussi joué, vous en pensez quoi ?

Merci de me donner votre appréciation
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