Dead Island sur xbox 360 : Zombie et mojito !

Dead Island

Merci encore pour le prêt de ce jeu dans lequel je me suis plongé avec passion pendant ces derniers jours dès que j’avais un temps de libre.

Dead Island est un jeu de zombie, enfin, pas tout à fait, mais j’y reviendrai. Vous étiez en vacance, genre bien, à la cool, sur une île paradisiaque de Papouasie-Nouvelle-Guinée, dans un centre de vacance des plus luxueux que vous puissiez imaginer. Des maisons sur pilotis aux bars en pagode sur la plage, tout est absolument parfait, si ce n’est que les gens se mangent entre eux et qu’il y a du sang partout! Vous n’y comprenez bien sûr rien, et c’est ainsi que tout démarre! Vous rejoignez un groupe de survivant comme vous pouvez, en évitant de vous faire mordre les fesses au passage. Des hôtels à parcourir, des plages splendides, des zones superbes de nature laisseront place à des villes dévastées, des égouts putrides, des prisons infâmes, des églises assaillies de hordes infernales.

La première chose à dire sur le jeu, c’est qu’il est réellement magnifique. Je n’ai pas été impressionné par une telle atmosphère de beauté et de réalisme depuis Far Cry 2, un jeu qui se passait en Afrique centrale.

Le gameplay est plaisant, on choisit ses armes avec grande attention. On les améliore, on les nettoie, on les répare, car on a bien conscience qu’on ne pourra compter que sur elles face aux hordes zombies intarissables de l’île.

J’ai vraiment aimé l’exploration des lieux, le sentiment d’être un survivant qui se bat pour sa vie, mais le jeu au final, par manque de créativité, m’a enfermé dans une redondance d’action qui devenait un peu ennuyeuse. Je me suis empressé de finir la quête principale, en ignorant les autres, secondaires, car j’en pouvais juste plus sur la fin.

Ce jeu pourrait être un gigantesque succès juste pour les décors, les véhicules, les ambiances, et je l’ai beaucoup aimé pour cela. C’est la Papouasie comme si vous y étiez. Je m’amuse cependant à vous faire le top 5 des choses qui m’ont le plus gonflé durant ces quelques heures de survie :

5 : L’incohérence des items : On peut ramasser des choses au fil du jeu en fouillant des poubelles, des bagages, des armoires ou des corps. Bon, dans un village papou, j’ai trouvé du matériel d’ordinateur, sur le cadavre d’une Papoue, du déodorant. Y en avait un qui se baladait aussi avec des piles (ils sont en pagne dans le jeu…). Bref, les items sont distribués aléatoirement, et on en vient à oublier que le jeu fait en permanence preuve d’incohérence pour se faciliter la vie, et on prend ce qu’on nous donne par automatisme au final.
Par contre, c’est des dizaines de bouteilles d’alcool que j’ai trouvé dans un commissariat de quartier. Le message est passé ^^

4 : Paye ta life : L’argent est omniprésent dans le jeu. Tu fouilles un truc, tu trouves du fric, tu tues un zombie, tu trouves du fric. Un trafiquant, du fric, un policier, du fric, tu sauves la vie d’un personnage, il te file du fric, tu apportes à bouffer à un mec enfermé qui a faim, plein de fric. Et les Papous avec leur pagne en pleine jungle? Du fric… Bref, on en récolte par millier dans le jeu. Pour faire courir, y a rien de tel. Et on en fait quoi, de tout ce fric? On répare ses armes, on les améliore, et puis c’est tout, puisque le reste se trouve en fouillant. En gros, le fric ne sert à rien si vous changez d’arme à chaque fois, mais comme j’ai investi dans deux magnifiques sabres japonais, ça coûte une blinde à réparer… Même si c’est moi qui les répare dans des trous à rat ou je trouve un établi. Alors je me demande, à qui je donne l’argent quand je suis au fond des égouts à un établi à retaper mon arme?

3 : Touche pas à mon arme! : Putain de bug qui m’a stressé tout du long bien plus que n’ont pu le faire les zombies! En gros, en plein combat, mon arme change, sans raison. Pour changer les armes, on appuie sur un bouton qui fait apparaître une roue avec nos armes disponibles. Là, je sabre un mec, et la seconde suivante, je suis au beretta pour du close-combat, et vas-y démerde-toi…
Le pire, c’est qu’il existe des bouteilles d’alcool qui atténuent la douleur tout en brouillant la vue quelques instants, et c’est disponible dans les armes, alors que les médikit, non. Et ben quand vous êtes face une horde avec votre sabre, et que trois secondes après, vous êtes beurré, sans arme, à filer des coups de poing et de pied pour vous en sortir alors que vous ne voyez plus rien, et qu’à chaque fois que vous pensez par réflexe frapper, vous voyez votre personnage s’enfoncer un goulot de whisky dans le gosier et empirer les chose, laissez moi vous dire que vous avez comme une petite envie de manger un développeur.

2 : Encore lui!! : Les zombies font peur, au début, en tout cas. Y a ceux qui marchent, ceux qui courent, ce qui sont grand, ceux qui frappent fort, puis y en a trois qui sont plus gros, et un qui est très spécial. Et c’est tout. Les habits changent, mais on les reconnaît en une fraction de seconde. On sait si on a le temps de bien faire le boulot ou s’il va falloir courir. En fait, au bout de quelques heures, c’est lassant. On vous promet une mission difficile, vous savez déjà qui sera là. Et vous développez vos techniques. Chacun avait une arme qui le tuait un peu mieux que les autres. Je préparais mon équipement et appliquais les procédures. Mouais…

1 : Mais c’est quoi cette violence gratuite!! : Ah oui, alors ça, ça stresse vraiment. Les zombies (voilà, j’y reviens, comme promis plus haut), normalement, ça te mange, ça te poursuit au pas lent et regard torve, mais ici, ils te repèrent à des kilomètres, ils sprintent comme des bêtes, te rentrent dedans comme des furies, te mettent des droites à longueur de temps, des coups de pied, de coude, d’épaule. Il se mettent à trois à te savater, et dès que tu tombes par terre, ils font demi-tour et repartent. Ils veulent juste te casser la gueule, à longueur de temps. Ils essaient parfois de te mordre, mais ce n’est clairement pas leur priorité. Ils ne veulent pas te manger, juste te faire souffrir… J’avais l’impression d’être M le maudit. Tu vas quelque part avec un personnage. Trois zombies qui apparaissent, sprintent vers toi et te foutent des coups jusqu’à mort, tu recharges et ils t’attendent. Après, y en a aussi qui sont armés. Hachoir, batte, marteau, couperet, hache. Ca n’aide pas. Et le pire, c’est qu’il y en a vers la fin qui te jettent des trucs dès qu’ils te voient. Une planche, un balai, une barre de métal. Et c’est si rapide que tu peux à peine esquiver. Salopards !
En prime, les zombies gagnent en puissance aussi en fonction des armes que tu trouves ou des niveaux que tu gagnes, voir des améliorations que tu choisis. Autrement dit, ils sont toujours aussi balèze à dégommer, peu importe ton évolution.
C’est de la haine à l’état pur! Pas de la rage, de la haine! Celle du touriste! Du Français! Du blanc! Que sais-je, mais franchement, c’est pas des zombies, ça, c’est des punks ^^

Pour conclure. Le scénario général est plutôt moyen, léger, l’interaction limitée la plupart du temps à des tatanes, les cartes grandioses et magnifiques, la liberté d’action par distribution de missions secondaire plaisante, mais lassante (nettoyer telle zone, chercher tel objet, dire tel message à telle personne, en gros), les conduites en bagnoles très sympa, les panoramiques incroyables, les lieux visitables innombrables (ou tu ne choperas que les items classiques distribués aléatoirement de toute façon, alors pourquoi risquer sa peau?), les armes bien foutues.
Bref, son équivalent direct est pour moi Far Cry 2, pour lequel je pourrai faire exactement la même critique, à la virgule près. J’adore voyager en jeu vidéo, et ce jeu, comme Far Cry 2, a été une expérience très forte dans ce sens. En fait, le truc parfois pénible, c’était les zombies, lol ^^

Mon petit regret c’est qu’il n’y a pas eu de séquence de jeu en pleine nuit à la lampe-torche alors que c’était faisable.

Le trailer de ce jeu fracasse tout, mais annonce un jeu bien au-delà de ce qu’il est, au final.
http://www.dailymotion.com/…/xh2w7m_trailer-dead-island_vid…

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