De la confiture de partout !

La fête de la confiture, des pots de groseille

Le week-end des 16 et 17 septembre est particulièrement mouvementé dans la région rennaise. Déjà, tout mon quartier est envahi de bric et de brocs lors de la très grande Braderie de Rennes (4000 exposants sur un bon 5ème de la ville…) mais les journées du patrimoine font aussi leurs affaires !

C’est pour cela donc que nous avons préféré, vers 15h, avec Soph, Ludo et Nono, nous éclipser de la ville pour la Chapelle sur Fougeretz, qui fêtait alors sont 11ème festival de la confiture !

Oh, je vous vois venir ! La confiture mériterait-elle une telle fête ? Eh bien oui, et de beaucoup puisque ce ne sont pas moins de 25 Maitre-Confituriers de toute la France qui se sont affronté cette année sur le thème du Melon ! Tous les stands, allant du miel parfumé au caramel au beurre salé à tartiner, en passant par moult vinaigres et schnaps, ceinturaient avec ravissement un étang fort accueillant.

Nous avons donc passé tous les quatre, sans honte, au coeur d’une foule de connaisseurs, quelques magnifiques heures, cuiller en plastique à la main, goûtant au tour à tour les confitures de tomate-basilic, groseille-pomme de terre, melon-gingembre-amande, vin, citrouille-pomme-poire, lait-chocolat, fraise-menthe et bien d’autres aux compositions aussi inventives que savoureuses !

Sur la fin de ce voyage, deux rencontres nous plurent. Un apiculteur aux multiples casquettes, très philosophe et passionné, consacrant sa vie aux abeilles et à l’humanitaire, partant pour l’Afrique d’ici quelques jours, laissant sa femme sculptrice, artiste distancée, aux saveurs de l’hiver.

L’autre, ce fut un homme impressionnant, au regard méprisant, glacial et fier. Un lorrain qui plus est. Grand Maitre Confiturier français de Bar-le-Duc, il était réputé pour confectionner des confitures de groseille épépinées à la plume d’oie. Plusieurs jours de travail pour quelques pots d’une gelée translucide, naturellement savoureuse et parfumée, délicieuse.

 

Au premier regard, il nous jaugea. Sophie s’était approchée de lui, pourtant en costume de chef avec une énorme médaille sur le poitrail, et lui avait demandé comme s’il était le sous-fifre de service de goûter ses confitures. Il a alors un peu pris la mouche, et commença à nous expliquer comment épépiner les groseilles. Démonstration complexe au geste adroit et sur, la plume d’oie virevolte et les pépins volent. On est impressionné, mais Sophie ne démord pas. Elle veut goûter. Il raconte alors l’histoire de cette tradition de Bar-le-Duc, datant de 1339, mais Sophie lui sourit d’impatience. Il finit par se résigner et nous tend une pâte rouge. Goûtez déjà ça !

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