Cactus… C4, Cactus (premier avis)

À la demande générale de quelques-uns, je vous fais, après une dizaine de jours d’utilisation, mon retour très personnel sur ma nouvelle voiture, la C4 Cactus, finition Shine, couleur Deep Purple, Puretech 110 ch.

 

Le choix d’une nouvelle voiture fut long, près d’un an et demi. J’ai mis tout ce temps à étudier tout le marché actuel correspondant à mon budget. Bien qu’il représente déjà une côte et un bras, il ne m’offrait pas vraiment les choix que je souhaitais. La nouvelle Smart Forfour, et sa petite sœur, la Twingo, puis la C3, puis la DS3, et à chaque fois, je me documente, je vais voir le concessionnaire, éventuellement je teste, je calcule, et je continue la réflexion. Ma voiture idéale a 5 critères : Une finition qui ne fasse pas toc. Une voiture solide et durable. Une technologie embarquée récente et compatible avec les accessoires actuels. Une vraie recherche de design et d’ergonomie. Une différentiation esthétique. Voilà, si je dois changer de voiture, autant en prendre une voiture qui me plaira à chaque fois que je monterai dedans.

 

La C4 Cactus, pour moi tout particulièrement, remplit ces objectifs. Et le meilleur retour que je puisse vous faire, c’est par le prisme de ce que j’attendais d’elle.

 

 

Une finition qui ne fait pas toc

 

 

J’ai abandonné la DS3 pour cette simple raison. Alors que l’esthétique générale de cette voiture me plaisait, je découvre un tableau de bord en plastique fin et brillant, qui sonne creux quand on toque dessus. Il n’en a pas fallu plus pour moi pour passer à autre chose alors que je rêvais de cette voiture depuis quelques années. Sa version précédente avait un beau tableau de bord, dommage. Et je me dis aussi qu’on en voit trop aujourd’hui… Et qu’elle devient un peu banale.

La Cactus, justement, a beaucoup joué cette carte. Les designers se sont amusés. Une seule rangée de boutons, sous l’écran tactile, et aucune autre commande. Très vide, très zen, l’intérieur est tout consacré à la conduite, avec des commandes au volant, un volant type course (aplani sur le haut et le bas), un écran dédié à la vitesse, un autre, tactile, pour tout le reste, une boîte à gant inspirée des maroquiniers du début du siècle. L’intérieur est en plastique plein, thermoformé, pour donner une impression de cuir brut, épais. La voiture dégage une sensation de solidité, de simplicité et d’esthétique, qui lui donne une touche ludique, qu’on retrouve dans les minis. Un côté Karting, mais qui a tout d’une grande.

 

Une voiture solide et durable

 

J’ai choisi Citroen pour ça. Je sais, il y a mieux, notamment les Allemandes. Mais je trouve qu’en France, Citroen a une démarche honnête et franche. Les voitures peuvent ne pas être exceptionnelles en terme d’équipement, elles sont bien finies. Les moteurs sont souvent éprouvés, l’ensemble tient la distance. La voiture a été pensée pour durer. Conçue pour la conduite, avec des ingénieurs ergonomes qui se cassent la tête pour savoir où mettre le bouton X ou Y au mieux dans l’habitacle. De ce côté là, la Cactus est une Citroen, pur beurre. Elle a été pensée pour le confort, le plaisir, la durabilité. On sent qu’elle n’a pas économisé sur les pièces importantes. Bien qu’elle fut ramenée à 930 kg pour laisser place à la puissance motrice économique, ce qui lui a valu de perdre un paquet d’options habituelles (vitre automatique arrière, ou toit ouvrant, par exemple).

 

 

Un mot sur le moteur. Un Puretech essence de 110 ch. Économique grâce à la légèreté de la Cactus, et assez puissant en développé. Je n’y suis pas encore habitué. À l’aise en sous-régime, puissant dans les tours, il est difficile à cerner pour moi, et le Start & Stop qui cale la voiture à chaque arrêt n’a pas fini de me rendre nerveux.

Pour l’instant, bien que la voiture aie un comportement de Diesel, dans le bon sens du terme, et que son moteur aie été primé en 2015, j’avance encore trop par a-coup, moi qui apprécie la fluidité des transitions de vitesses. Elle semble cependant capable de beaucoup de puissance, et garde un excellent contrôle, du fait de sa garde basse, sur la puissance moteur dans les virages. Avec l’expérience, je saurai l’apprivoiser, j’en suis sûr !

 

Une technologie embarquée récente et compatible avec les accessoires actuels

 

Mon petit côté Geek ? Non, mon côté ergonome et fainéant surtout. De ce côté-là, je ne suis pas super satisfait même si c’est bien. Google propose Android Car, et Apple Carplay, et aucun des deux ne sont de base sur l’écran tactile.

Dommage, on passe à côté du bonheur. Je tiens à accéder à ma musique, mon téléphone, mon assistant vocal, mon GPS, mes applis compatibles tout en conduisant pour ne plus à avoir à regarder l’écran si j’ai des notifs. Un système d’écran miroir, comme sur DS3 ou carrément Carplay, comme sur la C4 classique, aurait été un peu plus dans l’air du temps. Bon, on peut quand même déjà faire beaucoup avec leur interface.

 

  • Écouter la musique du téléphone, par câble ou par Bluetooth

  • Téléphoner, par câble ou par Bluetooth

  • Utiliser une clé USB

  • Utiliser un GPS

  • Caméra de recul

  • Controle de la ventilation

  • Analyse des trajets, consommation, durée

  • régulateur/limiteur de vitesse

 

Et plus encore… bref, y a de quoi s’amuser… Un petit bémol quand même sur l’interface tactile qui est pas très bien pensé. Certains process rappellent Windows 95… Et la navigation n’est pas intuitive. Il faut fouiller. Mais bon, ça marche. Voilà… Et je ne crois pas beaucoup aux mises à jour de l’interface… (risque de rappel en masse en cas de bug, vaut mieux garder la version qui marche pour tout le parc…)

 

Y a aussi deux applis compatibles qui aident à la conduite. Une qui analyse la consommation de la voiture et garde en mémoire son stationnement, et l’autre, un manuel, qui permet de scanner les éléments de la voiture avec l’appareil photo pour voir la fiche sortir en quelques secondes.

 

Une vraie recherche de design et d’ergonomie

 

 

Là, c’est pour moi le point fort de la voiture. Soit on l’aime, soit on la trouve laide. C’est signe de travail sur le design. Elle mixe différentes influences dans une harmonie finale qui lui est toute personnelle.

On retrouve une voiture plutôt basse, type Mini, avec des amortisseurs sport, et une petite sensation de karting plutôt jouissive.

Il y a aussi du cross-over, avec son design jantes larges et pneus 16 pouces, et un cul taillé 4×4 avec un niveau de charge assez haut.

Sa taille, plutôt basse, lui donne aussi des allures de citadines, avec son avant arrondi, dans l’esprit des petites routières tout en rondeur.

On retrouve une touche de DS3 avec ses LED rebelles sur la calandre.

L’intérieur, très épuré, avec une boîte à gant de maroquinerie offre une touche très minimaliste à l’ensemble, dégageant la vue à un pare-brise plutôt serré qui rappelle les voitures de rally.

Le toit en verre ajoute du confort et de la magie aux passagers arrière, avec une dimension supplémentaire de hauteur.

Le volant taillé sport, avec un plastique à la sensation bois, offre une touche de luxe à l’ensemble, tout comme les plastiques durs ou la sellerie ergonomique et ferme.

 

Cette voiture emprunte à beaucoup de types différents pour faire son propre miel, la rendant difficilement définissable, et brouillant les pistes de catégorisation, ce qui me plaît. C’est une voiture libre, rebelle, qui tente la croisée des chemins pour trouver sa voie, avec beaucoup de succès pour moi.

 

Une différentiation esthétique

 

Une voiture sert à transporter, et dans certains cas offre aussi un plaisir certain à la conduite. Mais elle porte parfois en elle aussi une part identitaire de son conducteur, quelque chose avec lequel il se sent en accord et qui résonne en lui.

Pour moi, c’est la question de la différentiation esthétique. J’ai envie, vu que c’est mon tout premier achat de voiture neuve, de trouver ce qui fait mes goûts et mes valeurs dans le modèle. Une différence visible, de la simplicité dans la forme, une esthétique travaillée, une finition aboutie, des matériaux de qualité, un bon équilibrage à la conduite, de la nouvelle techno au service de la conduite, et quelque chose d’indéfinissable qui la rend unique et qui fait de son utilisation une expérience particulière à chaque fois renouvelée. 

 

Voilà, voiture plaisir, voiture caprice, voiture rebelle. J’aime ma C4 Cactus et je me sens vraiment bien dedans lorsque je la conduis. Le plaisir est là, dans la tenue de route, dans la souplesse du moteur, dans le design très sobre et travaillé extérieur et intérieur, dans l’interface tactile, ou l’absence de compte-tours. Elle est un regard nouveau une tentative de tracer une nouvelle route, une nouvelle définition généreuse de l’automobile. C’est un risque, et j’apprécie cette prise de risque. On me citera de meilleures voitures, ou on critiquera peut-être Citroen, peu importe. Cette voiture reste mon plaisir, et j’aime la conduire autant que la regarder. C’est pas de l’amour, ça ?

Merci de me donner votre appréciation
[Total: 3 moyenne : 4.7]
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