Un Hamburger juicy à tomber, qui en plus est light ? Whaat ?

Ha ! On annonce du lourd, là ! Dans la série des recettes hyper gourmandes et succulentes mais allégées, le Hamburger n’aurait pas sa place ??

J’ai un peu teasé dans un article précédent sur la recette de ce burger. Pendant longtemps, je me suis demandé quelle était la recette parfaite de ce sandwich chaud. A l’époque, je l’avais trouvé auprès de la chef cuisinière du Camion qui Fume. Le mélange était subtil, parfaitement orchestré, c’était brillant. Loin de ces enseignes de fast food qui enrichissent leur recette de glutamate.

L’art existe aussi dans ce domaine ! Bien que sa recette fut raisonnable, sans excès de gras ni de sucre, elle reste calorique. Je me suis donc demandé comment apporter la matière, la texture, le plaisir, mais pas les mauvais lipides. Voici ma proposition.

On remplace la viande de boeuf par de la dinde ! Oui, c’est différent, mais les différences ne s’arrètent pas là.

Au niveau des autres ingrédients, ce sera salade, oignon rouge, tomate, et une sauce à base de fromage blanc et d’ail, et ciboulette si vous avez, qui remplacera la base mayo. Pas de ketchup ici. On va se prendre aussi une plaquette de fromage parce que c’est jour de fête. Et… That’s it !

Le pain, aussi appelé patti, reste toujours le point faible. Sa version la meilleure est à base de farine et de sucre. Celle de supermarché. J’y bosse, mais pour l’instant, les variations, même maison, sont décevantes, donc ça va rehausser la note calorique. Pas plus qu’un morceau de brioche, pas moins qu’une petite viennoiserie. A vous de juger, donc.

On commence par la cuisson des filets de dinde.

La dinde est un animal qui n’a pas de chance dans la vie. Sa viande est excellente et très peu calorique.

Pour vous représenter cela, voici à quoi ressemble un homme après deux jours de consommation de viande de dinde exclusivement. C’est dire le niveau de gras de la barbak…

La dinde, Turkey en américain et Pute en allemand, est déjà au menu de nombreuses recettes de sandwich. L’argument premier n’étant pas forcément ses qualités diététiques, la viande de ce joyeux volatile glougloutant est également très juicy et savoureuse.

Habituellement, pour rester dans l’esprit « j’aime les burgers, je mourrai d’un arrêt cardiaque à 35 ans », on mixe la viande et on y incorpore divers herbes et bouts de fromages pour en faire des steaks fondants à souhait. Nous, on va prendre l’autre voie, celle de l’eau.

Dans une poêle, avec couvercle, on va pocher les filets de dinde.

  • Etape 1, tailler le filet pour qu’il puisse, une fois cuit, prendre correctement place sur le patti.
  • Etape 2, faire bouillir un fond d’eau dans la poêle couverte, avec des oignons rouges émincés, de la sauce de soja et un peu de curry (piment aussi si t’aime).
  • Etape 3, placer les filets dans le fond d’eau, couvrir, attendre.
  • Etape 4, retourner les filets et placer par dessus une plaquette de cheddar, couvrir. 
  • Etape 5, on arrose deux fois à la cuiller, et on les sort lorsqu’ils sont encore moelleux à la fourchette. La cuisson idéale est rosée.

Merci ma poule !

Parallèlement à la cuisson de la viande, on a préparé les pains. D’abord, on les a passé au grille-pain. Cela les empêche, un peu, de partir en morceau au premier coup de croc.

Ensuite, dans un bol, on a mélangé le fromage blanc 0 % et l’ail en purée, la sauce de soja, une pointe de miel, la ciboulette, le poivre, et le piment, si t’aime.

  • Tu mets une cuiller légère de ce fromage sur le patti de base.
  • Par dessus, de la salade. 
  • Par dessus, les oignons rouges finement emincés.
  • Par dessus, des rondelles de tomates très fines. 
  • Par dessus, le filet de dinde recouvert de ce magnifique fromage fondu.
  • Puis pain chapeau !

 

Alors, au gout, ça donne quoi ?

Une chose que les cuistots en herbe ignorent, c’est que l’ordre des ingrédients est fondamental. Notre sens du gout se trouve a la fois sur la langue, pour les 5 saveurs de base (sucré, salé, acide, amer, umami) et le détail des saveurs se trouve dans le nez. Quand on croque, une part se plaque sur la langue et une autre envoie ses effluves dans les narines. Donc à savoir dans quel ordre et à côté de quoi chaque ingrédient se sublime est fondamental.

Ce burger est également conçu pour ne pas baver. Lorsqu’on croque la viande, pour peu qu’elle soie cuite rosée, elle ne fera aucune résistance sous les dents, comme une viande hachée. La sauce en base et les ingrédients bien tenus vont offrir une belle prise en main. Techniquement, à part si le patti s’effondre en morceau, ça devrait le faire.

Au palais, la viande ressort bien. juteuse, gouteuse, légèrement salée, aromatisée à l’oignon, elle est accompagnée de la saveur oignon rouge et de la fraicheur des tomates. La salade tient la sauce et la dispense discrètement. Vous avez là un excellent burger. Très faible en calorie. Et franchement, au gout comme à la texture et au plaisir, je le préfère à un de ces machins gras sans saveur. Cela fait déjà un moment que je ne vais plus dans les fast food, et je ne vais pas y retourner de suite avec des recettes pareilles.

A servir à tout le monde. Régime ou pas, ce burger a du succès ^^

Bien sur, aucune photo ici n’est contractuelle, et la recette n’est pas fixée non plus. A vous de jouer !

 

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