Giflez ceux qui ne connaissent pas ces 10 films !!

On peut avoir des lacunes en cinéma, ou ne connaitre que les blockbusters survitaminés, mais avoir vu ces 10 films récents est quand même un minimum.

Certains vous diront qu’ils sont nuls, d’autres oubliables. Pour beaucoup, c’est du cinéma de genre, parfois de sous-culture, un peu trop barré. Pour moi, ce sont des oeuvres remarquables, d’une qualité exceptionnelle. Des films qui vous divertissent et vous posent des questions philosophiques fondamentales, ou vous font simplement vivre un véritable instant d’écriture poétique.

Class ou pas class, ceux qui jugent sans connaitre ces films méritent une grosse gifle, histoire de leur apprendre le respect des oeuvres qui prennent des risques.

1. Cloud Atlas, des Wachowsky

Oui, je vais commencer par les classiques. Les frangines Wachowski ont osé, et je pèse mes mots, réaliser un film d’une complexité dingue, mais parfaitement lisible à tous sans efforts. Comme pour Matrix, le film a plusieurs niveaux de lecture et traite de la théorie du chaos et de l’onde de propagation intergénérationnel d’une action donnée. Pour cela, on vous raconte 7 histoires, espacées d’un siècle chacunes. Elles se croisent et s’entrecoupent à merveille. Elles sont toutes drôles, fantastiques, impressionnantes, mignonnes, bouleversantes. Et elles se connectent les unes autres autres par des personnages différents, mais joués par les mêmes acteurs. C’est impressionnant de clarté, de lisibilité, de fun. Une pure réussite qui n’eut d’égal que son lamentable echec commercial, ce qui n’empecha pas les soeurs Wachowski de réaliser par la suite Jupiter qui est TROP bon (et c’est son défaut) et la série incroyable Sense 8, que je recommande 1000 fois.

 

2. Nymphomaniac, de Lars von Trier

Vous avez certainement vu à l’époque les affiches d’acteurs connus en plein orgasme. Vous êtes resté loin de ce film qui paraissait si glauque et étrange. Il eut du succès, mais pas autant qu’il le méritait, supplantant à mes yeux Eyes Wide Shut de Kubrick dans sa qualité d’écriture.

L’audace de ce film est folle. En suivant le personnage joué par Charlotte Gainsbourg, on va explorer la sexualité, de ses déviances à ses désirs, de ses peurs et ses besoins. On va connaitre l’amour, le pouvoir, la soumission, la perversion. On va entendre Charlotte se confier, avec une narration superbe et une retenue subtile, sur ce qui constitue un être désirant, sur ce qui fait de nous des hommes. Et surtout des femmes.

Le film porte le propos sur la philosophie et l’histoire, sans jamais enlever aux idées leur saveur. Nous sommes alors voyeurs, mais c’est bien l’être qu’on nous donne à mâter et juger. Questionnant, bouleversant, ce film extrêmement intelligent vient jusqu’à notre hauteur pour nous livrer un récit passionnant, excitant, faites d’images porno ou de confidences malaisantes. C’est à la portée de tous, et ca reste un pur moment de jouissance.

 

3. Les jardins du roi, d’Allan Rickman

Pour tous ceux qui ont connu l’eternel second rôle Allan Rickman, ils seront sans doute tout comme moi touchés de découvrir ce film qui fût pour lui le dernier avant de nous quitter. Le projet est ambitieux et intime : Parler des jardins de Versailles et en faire une forme de quete spirituelle.

Bien sûr, Allan joue le roi, et c’est encore un second rôle. Il semble magnifique, grand, parfois humain, souvent immense. Mais le coeur du film, c’est bien le jardin, et ceux qui s’affairent à en faire un point de rayonnement de la grandeur française. Parmi eux, Sabine, Kate Wintslet, tout en subtilité, en vibration. 

J’aime ce film, et notamment, je suis profondément amoureux de sa bande sonore composée par Max Richter, que j’adule depuis. Mais c’est surtout un adieu poétique au monde du cinéma, au monde des arts, que nous livre notre si merveilleux anglais.

 

4. About time, de Richard Curtis

Vous connaissez ce réalisateur pour avoir fait les meilleures comédies anglais Ever. 4 mariages et un enterrement, Love actualy, Notting Hill ou Bridget Jones. Et le film About time, nommé en mauvais français « Il était temps » est un chef d’oeuvre du style de son auteur. Déjà, vous tomberez eperdument amoureux de Tim et Mary, les protagonistes. Mais aussi de la famille de chacun. Vous vivrez de véritables montagnes émotionnelles face aux questions existentielles que le film se pose. Mais encore plus beau, vous découvrirez avec jouissance et plaisir le pouvoir étonnant de Tim, et sa manière si anglaise de l’utiliser. Voyager dans le temps, c’est magique, mais c’est aussi un casse-tête au quotidien.

Qu’est-ce que j’aime d’amour ce film. S’il fallait m’enterrer quelque part, ça serait dans cette histoire. Quand quelqu’un me dit ne pas connaitre l’oeuvre, je me réjouis pour lui, et au final, c’est des témoignages de moments réellement intenses vécus face à ce récit si puissant. Et vous, vous l’avez vu ?

 

5. Incendies, de Denis Villeneuve

Dans ce top des monuments méconnus, trône en chef Incendies de Denis Villeneuve, une oeuvre canadienne absolument bouleversante. Comme beaucoup, je commence à fatiguer sur les oeuvres sur les pays du moyen-orient, mais celui-ci peut être sans doute la quintessence de tous. Et s’il ne doit en rester qu’un, je prends volontier celui-là.

Ne vous attendez pas à un moment de plaisir. Deux enfants jumeaux, à la mort de leur mère, ont rendez-vous pour l’héritage avec un notaire. Celui-ci ne peut accomplir l’acte, car il manque quelqu’un, un troisième enfant. Il faut donc aller chercher cet inconnu dans le passé de la mere, qui vient d’un pays lointain qui fut en guerre, et remonter l’histoire terrible de cette femme qui eut un destin hors norme qu’elle tenut secret toute sa vie durant. Il y a un vide à combler, une vérité à découvrir.

Attendez-vous à ce que ce film issu d’une pièce de théatre à succès vous en apprenne beaucoup sur le destin des gens qu’on peut croiser chaque jour au coin de la rue. Purement et simplement un chef d’oeuvre.

 

6. Eternal Sunshine of the Spotless mind, de Michel Gondry

Vous connaissez Michel Gondry pour avoir fait cette crotte à l’aide d’un iPhone ? Mais c’est aussi un réalisateur fabuleux, par moment, et voici sans doute la plus grande et belle oeuvre cinématique sortie depuis des années, j’ai nommé l’imprononçable Eternal Sunshine of the Spotless Mind, avec Jim Carrey et Kate Winslet.

Ce film est sorti vers la fin de carrière de Jim, à l’époque où on entrevoyait de plus en plus l’acteur sensible derrière le bouffon. Et ce film est là pour vous montrer ce qu’est une vraie histoire de cinéma.

Imaginez une réalité dans laquelle nous maitrisons la capacité d’effacer quelqu’un de votre mémoire. Le processus se fait en une seule nuit et après cela, vous vivez comme si vous n’aviez jamais vécu quoi que ce soit avec cette personne. Enfin, on ne souffre plus ! Merveille ! Et un homme, amoureux de sa Clémentine, dont la relation a fini par les anéantir tous deux, décide qu’il est temps de cesser de souffrir. Nous allons donc vous raconter cette nuit-là, celle où on effaça une femme de la mémoire d’un homme amoureux. Je vous jure que c’est à la fois drole, émouvant, barré, triste, et que ça vaut une baffe si vous ne l’avez pas encore vus.

 

7. Captain Fantastic, de Matt Ross

Ah, ce film. Quel choc. Qu’est-ce qu’il m’a donné à réfléchir à l’époque. Il représente tout ce que j’aime dans le cinéma. La découverte d’une autre pensée, d’une autre réalité, au sein de la nôtre. Ici, il est question d’éducation et de perception du monde et de la vie. Loin d’être abscons ou opaque, le film est au contraire très concret. On suit une famille qui a fait des choix majeurs face à notre monde. S’inspirer de la philosophie pour s’inventer un nouveau mode de vie, indépendant du nôtre. La question que vous allez rencontrer ici, c’est le questionnement sur ce qui constitue votre propre réalité. Aucun artifice, des acteurs géniaux, une histoire fabuleuse, bouleversante, et un attachement dingue à Viggo Mortensen, père de famille, capitaine d’un navire familial, qu’on aurait tous rêvé d’avoir comme précepteur. Un film à la hauteur du cercle des poètes disparus.

 

8. Nos souvenirs, de Gus van Sant

Le nom du réalisateur est connu pour quelques oeuvres qui ont atteint le grand public, comme Dancer in the Dark, avec Bjork, ou Elephant, sur le massacre de Colombine, voir Will Hunting ou Last Days, les derniers jours de Kurt Cobain.

Ici, le film nous parle de la mort, et du suicide. Pour cela, on suit un homme en perdition, joué par Matthew McConaughey, toujours immense, qui va s’égarer dans la forêt d’Aokigahara, au Japon, réputée pour accueillir des suicidés par milliers. Au coeur de ce lieu mystique et spirituel, il va affronter ses souvenirs, et faire une rencontre déterminante. Sortira-t-il de cette forêt réellement vivant ou laissera-t-il la mort le le désarroi l’emporter ? Cette histoire est superbe, fine, douce, profonde. L’émotion est belle, la question fascinante. A voir absolument.

 

9. Steve Jobs, de Dany Boyle

On m’a connu grand fan d’Apple, mais ça a toujours été Steve Jobs qui m’a fasciné. Ce personnage a réellement été, comme d’autres figures aujourd’hui, quelqu’un à connaitre, duquel on pouvait s’inspirer. Une bonne personne ? Non, je ne crois pas qu’il puisse être défini ainsi. Une personne puissante ? Oui, avec une volonté et une conviction qui a pu renverser le monde. Il n’aurait pas réussi sans le contexte dans lequel il a évolué, mais ça reste un mystère à découvrir. Et ce film, de tout ce que j’ai pu voir sur le sujet, est sans doute celui qui a su le mieux l’appréhender.

Ce film, en lui-même, est fascinant. Tourné sur 3 périodes de 24h, à des dates clés, il permet de comprendre toute la complexité de ce personnage et de son entreprise. On va aller au delà et découvrant ce qui se cache derrière la marque, ce que l’homme voulait atteindre. Un biopic puissant, qu’on aime la pomme ou non, qui se met au service de la mémoire d’une grand figure de notre temps. La narration est réussie, captivante, pleine de rebondissements et d’émotions. Le film, boudé par les gens qui en ont marre du marketing d’Apple, est pourtant un trésor sans concession, brutal et intense, de ce que fut l’industrie qui a le plus changé nos habitudes au quotidien par son influence mondiale. A êtsa te, un fou, sans limites, convaincu de la toute puissance de la pensée pour l’avenir de l’humanité. A tort ou à raison, le film n’en fait pas le procès, mais nous livre l’image la plus vraie qu’il m’ait été donné de voir sur le sujet. 

 

10. Her, de Spike Lee

Ce film a été une gifle incroyable pour moi. Partant d’une histoire déjà étrange à la base, le réalisateur a fait des choix artistiques qui furent de parfaites réussites. On veut vous parler du rapport tordu que nous avons et aurons avec nos ordinateurs et autres smartphones dans les prochaines décénnies. Et si un logiciel intelligent devenait si essentiel dans notre vie que nous en tomberions amoureux ? Et si on ne savait plus voir la limite entre une machine et un humain ? La machine est-elle alors un handicap ou une chance ? Choisir Scarlett Johansson pour interpréter cette voix sensuelle fut une idée brillante, et notre doubleuse française est à la même hauteur. Attendez-vous à vous sentir troublés dans ce long metrage qui soulève la question de la solitude, du besoin d’amour, de l’intelligence artificielle, tout en douceur et subtilité, dans un film d’apparence simple et poétique. Un film incontournable. Vous l’avez vu ?

 

Retrouvez mes critiques régulières de tous les films que je vois dans mon groupe dédié sur Facebook

 

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