Apple : Dis-Siri, à quoi tu sert ?

siri

L’assistant d’Apple, apparu juste avant la mort de Steve Jobs en 2011 sur l’iPhone 4S, soit-diant révolutionné notre manière de communiquer avec nos devices.

Pour ma part, animé par une curiosité de pouvoir enfin converser avec une machine secrétaire, je me suis lancé dedans, comme à chaque fois qu’Apple propose quelque chose de nouveau, passionné par l’observation de l’évolution au fil du temps d’une fonction vraiment nouvelle.

On avait déjà une forme de reconnaissance vocale, sur les iPod et les iPhones, avant Siri. Encore disponible, je crois, dans le code d’iOS si on creuse un peu. Siri envoie donc des enregistrements à distance sur un méga-ordinateur qui se fait fort non seulement de traduire la voix en texte, mais également le texte en intention. Et normalement, là, ça marche. Mais en fait, la plupart du temps, non.

« Dis-Siri, à quoi tu sert ? » fait apparaitre depuis ses débuts une liste non exhaustive de toutes les commandes auxquelles l’appareil peut répondre. Mais à y regarder de près, à l’usage, on n’y trouve pas son compte, découragé par les fausses réponses, les mauvaises orthographes, ou les cul-de-sac.

Petit bilan de mes utilisations au quotidien de Siri, celles qui marchent et que j’utilise spontanément, machine par machine.

iPhone et iPad, Dis-Siri, fais-moi gagner du temps !

Sur iPhone principalement, j’utilise le lancement automatique sur mon SE. Quand il veut bien se lancer, il répond relativement bien à ces quelques commandes.

  • Compose le 03 87 …
  • Lis le dernier message
  • Est-ce qu’il va faire beau ?
  • Réponds à John… (pour les sms)
  • Ajoute à mon agenda demain à 18h « intitulé du rendez-vous »
  • Préviens-moi dans 1à minutes (minuteur)
  • Rappelle-moi dans une heure de téléphoner à …
  • Téléphone à … sur son mobile
  • Réveille-moi à 8h demain
  • Donne-moi le numéro de Ludovic

 

Là où il devrait assurer mais s’avère vraiment pas bon

Plan : Il a beaucoup de mal avec la prononciation des villes, rues, ou services. Il répond quasi tout le temps à côté.

Musique : Idem, le nom des groupes étrangers est catastrophique. Il ne comprends jamais les artistes que je recherche

Dictée : Ca progresse bien mais je ne lui confie pas la rédaction de mes messages professionnels. C’est souvent bourrés de fautes d’accords et on passe un temps dingue à le relire.

 

Sur Apple Watch, Dis-Siri, je vais courir !

 

Du côté de la petite montre qui est galère à manier au doigt à cause de son écran trop petit, Siri est sensé devenir l’extension de contrôle indispensable. Mais il ne marche vraiment pas toujours.

Ce qui marche avec Siri sur Apple Watch :

  • Je commence une course libre (enregistrement d’exercice)
  • Préviens-moi dans 5 minutes (minuteur pour les pâtes)
  • Est-ce qu’il va pleuvoir ?
  • Lance messenger
  • Rappelle moi de …
  • Quel heure il est à Nouméa ?
  • la dictée pour les SMS pas important
  • Ajoute à mon agenda demain à 14h « nom de l’événement »
  • Appelle John sur son portable
  • Joue de la musique pour faire du sport

Pour ce qui est des fonctions qui semblent super mais qui ne marchent pas :

Plan : On oublie, il sert à rien sur la montre. Sauf si vous voulez rester le bras en l’air pendant de longues secondes…

Musique : En dehors des fonctions de base, on ne tente plus de lui demander un morceau, album ou artiste spécifique dans une autre langue

Shazam ou « qu’est-ce que j’écoute ». Trop long, comprend pas, stress et musique passée…

 

Apple TV, Dis-Siri, remonte de 30 secondes

Je n’aurai jamais manqué l’arrivée de l’Apple TV 4. Une évolution majeure, à savoir l’app store, en fait aujourd’hui ma seule source télévisuelle. Siri est dessus, et franchement, je l’utilise peu. Pourquoi ? Parce que ça sert pas à grand chose sur une télé…

  • Remonte d’une minute en arrière
  • Lance Youtube
  • Avance de 15 minutes

Et voila, en gros. Lui demander des conseils de films, c’est la plupart du temps arriver dans un catalogue payant sans interet  alors qu’on a Netflix à coté.

 

Sur Mac, Dis-Siri, multiplie 6,5 par 13,2

J’ai bien tenté, depuis Sierra, d’utiliser Siri au quotidien, mais franchement, à quoi bon ? Il faut accéder au clavier pour le lancer, et on a aussi vite fait de cliquer soi-même sur une icône.

Bref, j’y ai quand même trouvé quelques utilités au fil de mon travail.

  • Compose le numéro 03… (compose sur iPhone)
  • Calcule 6 x 7
  • Lance la musique
  • Convertis 14€ en rouble
  • Est-ce qu’il va faire beau ?
  • Rappelle-moi de manger à midi

Les fonctions qui auraient pu être top mais sont bof :

Trouver un fichier, déplacer un rendez-vous, Information (qu’il ne comprend jamais), Plan, Photo, trouver un doc par date, par sujet, un email…

 

 

De Siri, il y a beaucoup à dire, à commencer par le fait que sa difficulté à nous comprendre vient du fait que toutes nos requêtes sont inexploitables à cause du cryptage qu’Apple s’impose. Pour le Deep Learning, ça manque de donnée.

Les idées de fonctionnalités sont également bonnes, mais le soucis, c’est l’éducation des utilisateurs qui enchainent les échecs depuis 5 ans et ont appris à se limiter à ce qui marche uniquement. Apple ouvre Siri aux développeurs tiers, mais n’est-ce pas déjà trop tard ? Les habitudes sont formées. On a appris à faire sans.

Au bilan, je fais toujours l’effort de tester de nouvelles commandes quand c’est possible, pour voir si ca peut améliorer ma vie. Sur ma montre, une Apple Watch Zero (avant la série 1), je n’ose plus rien lui demander en public, parce qu’il se plante trop souvent et je passe pour un geek à la con alors que j’avais besoin d’une fonction utile. 

Sur l’iPhone, certaines commandes m’aident vraiment au quotidien, mais trop peu pour considérer que c’est un changement d’utilisation de l’appareil. C’est juste des raccourcis, quand c’est possible.

Pour les autres appareils, je n’en avais pas besoin avant, difficile alors de créer le besoin après.

A y regarder de près, j’aurai tendance à penser que Siri n’était une bonne idée que sur le papier. En réalité, on n’en a pas besoin. Ca n’est pas plus simple de parler que de toucher. C’est même plus difficile en public ou chez soi à cause des échecs répétés de compréhension ou d’exécution.

Aux dernières estimations, l’assistant d’Apple comprend 60% des requêtes, alors que ses concurrents flirtent avec les 90%. Peut-êtrêe qu’à un autre niveau, tout change ? Pour l’instant, on est très très très loin d’un service essentiel.

 

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